La Fondation Santa María de Albarracín restaurera un codex médiéval turolense du XIVe siècle
La Fondation Santa María de Albarracín va entamer le processus de restauration d’un codex médiéval du XIVe siècle contenant 170 feuillets avec 107 dispositions juridiques liées à Teruel et ses villages. Ce volume a été récupéré par la police à Murcie, remis à l’Archivo Histórico Provincial de Saragosse, où il a été numérisé avant de subir la restauration.
Le codex conserve 170 feuillets en papier d’époque avec 107 actes et dispositions juridiques — privilèges, donations, sentences et actes de cour — prononcés par le roi ou d’autres agents entre 1208 et 1318. Il a été principalement confectionné dans les premières années de 1300, avec des ajouts ultérieurs jusqu’à la décennie de 1320. Sa thématique couvre des sujets allant des amendes pour homicides, l’utilisation des pâturages, les privilèges des chevaliers, l’emplacement du marché, les limites territoriales, la provision des boucheries, les usures juives et les salines d’Arcos. Environ la moitié des actes contenus sont inédits ou inconnus jusqu’à présent.
L’état général de conservation est jugé bon, favorisé par la qualité du papier hispano-arabe, de l’encre ferrogallique, du fil de lin et des nerfs de parchemin. Cependant, des dommages localisés ont été identifiés : attaques d’insectes, poussière, saleté, décollement de cahiers, feuilles détachées, noircissement du papier, taches et halos d’humidité. La restauratrice Sara Mañoso dirigera les travaux, qui comprendront l’analyse du papier et des encres sans nécessiter de recoudre le volume.
Le codex est retourné en Aragon après avoir été remis volontairement en juin 2025 à la police de Murcie par une personne anonyme. Il a été analysé à l’Archivo Regional de Murcie, identifié comme une compilation de concessions royales à des institutions médiévales turolenses. La Direction Générale du Patrimoine Culturel de Murcie l’a remis au Gouvernement d’Aragon en juin 2025. Sa destination finale est l’Archivo Histórico Provincial de Teruel, bien qu’il restera accessible via le portail DARA (Documents et Archives d’Aragon) pour les chercheurs.










