L’IAM attribue 770 000 euros contre la violence de genre en Aragón
L’Institut Aragonais de la Femme a consacré 770 000 euros à la formation et à la prévention de la violence de genre par le biais de conventions avec les 33 comarcas aragonaises. Cette initiative, inscrite dans le cadre du Pacte d’État contre la Violence de Genre, représente une augmentation budgétaire de 9 % par rapport à l’exercice précédent.
Le gouvernement d’Aragón a formalisé des accords avec toutes les comarcas aragonaises pour développer des actions de formation, de sensibilisation et de prévention. La directrice de l’IAM, María Antoñanzas, a expliqué que ces actions visent «la formation des professionnels et des jeunes, ainsi que la réalisation de campagnes de prévention et de sensibilisation». L’exécution décentralisée à travers les comarcas permet «une meilleure attention à la demande et aux circonstances de chaque territoire».
La formation s’adressera aux professionnels des services sociaux et à d’autres collectifs des entités comarcales. Les contenus incluent la prévention et l’intervention face aux agressions sexuelles, la traite des femmes et des filles à des fins d’exploitation sexuelle, les mariages forcés, la pornographie, l’identité et l’expression de genre, l’égalité sociale et la non-discrimination, ainsi que la construction de relations saines.
Le programme abordera également la sécurité en ligne, la prévention de la violence de genre en ligne, le contrôle excessif, la communication non sexiste et l’autodéfense contre les violences sexuelles. Selon Antoñanzas, la formation vise «à fournir des outils utiles pour comprendre la violence de genre comme un phénomène structurel, à mettre fin aux stéréotypes et à éviter la diffusion d’idées, de commentaires et d’images sexistes».
Expansion des Puncts Violeta
L’IAM a élargi pour la deuxième année consécutive le réseau des Puncts Violeta, des espaces sûrs qui offrent information, soutien et conseils sur les ressources disponibles pour les victimes de violence de genre. L’objectif cette année est d’atteindre plus de 60 localités, en élargissant le service qui l’an dernier était proposé aux municipalités de plus de 2 500 habitants, passant de 31 à 48 populations bénéficiaires.










