Le Département de l’Éducation, de la Culture et du Sport du Gouvernement d’Aragon a terminé les travaux de restauration de la façade sud de l’Église Paroissiale de Santa María la Mayor à Uncastillo (Zaragoza), avec un investissement de 196.020 euros. La conseillère Tomasa Hernández et la directrice générale du Patrimoine Culturel, Gloria Pérez, ont supervisé les résultats de l’intervention réalisée entre juillet et décembre 2024 par l’entreprise Ártyco S.L..
Contexte historique et artistique de l’église de Santa María
L’église est classée Bien d’Intérêt Culturel depuis 1931 et Uncastillo a été reconnu comme Ensemble Historique en 1966. Sa façade romane du XIIe siècle se distingue par ses trois archivoltes décorées qui présentent des motifs à la fois profanes et religieux, en plus de posséder une polychromie résiduelle et des chapiteaux historiés sur les colonnes qui enrichissent sa valeur artistique et patrimoniale.
La restauration a été réalisée par le biais d’un processus d’appel d’offres, où l’attribution a été faite par concours public à l’entreprise Arte, Conservación y Restauración (Ártyco) S.L.. Les techniques employées comprenaient un nettoyage par microprojection contrôlée et ablation laser, ainsi que la consolidation des zones détériorées avec de l’eau de chaux. De plus, les mortiers de ciment ont été remplacés par des matériaux compatibles qui garantissent l’intégrité du patrimoine.
Mesures de conservation et aspects fonctionnels
Au cours de l’intervention, des traitements tels que l’élimination des colonisations biologiques, incluant des plantes et des nids d’oiseaux, et le scellement des fissures et des craquelures pour prévenir les infiltrations, ont été appliqués. Une gargouille supplémentaire en cuivre a également été installée pour améliorer le drainage de l’eau. De plus, une mémoire technique a été élaborée, incluant un plan de maintenance préventif et un enregistrement audiovisuel du processus, complété par un poster explicatif. Parmi les améliorations mises en œuvre, on trouve la restauration de la porte en bois originale et la réhabilitation d’une rambarde pour assurer un accès sécurisé au temple, sous la supervision technique du Service de Protection du Patrimoine Culturel.










