EY prévoit une croissance électrique de 105 % d’ici 2035 et un investissement accru dans les réseaux
EY, en collaboration avec l’Institut de Recherche Technologique (IIT), a présenté le 26 septembre 2025 le rapport Demande électrique et investissements dans le réseau 2025 – 2035. L’étude projette une augmentation significative de la demande électrique en Espagne et estime les besoins d’investissement dans l’infrastructure de distribution pour la prochaine décennie.
La demande électrique nationale pourrait augmenter de 33 % à 54 % d’ici 2030, se situant entre 305,8 et 360,8 TWh, en accord avec les objectifs du Plan National Intégré Énergie-Climat (PNIEC). Pour 2035, la croissance cumulée pourrait atteindre entre 64 % et 105 %, avec un maximum de 479,8 TWh. On prévoit une augmentation de la puissance installée jusqu’à 312 GW, avec un rôle prépondérant du secteur industriel et des nouveaux pôles de demande énergétique.
Marta Sánchez, associée responsable de l’Énergie chez EY Espagne, a souligné que la croissance de la demande électrique est essentielle pour atteindre les objectifs de réduction des émissions fixés par le PNIEC. Antonio Hernández García, associé des Secteurs Réglementés, Analyse Économique et Durabilité dans le Consulting d’EY, a expliqué que la croissance de la demande reflète non seulement une évolution technologique, mais aussi une transformation profonde du tissu productif.
Cette croissance sera stimulée par l’électrification des processus industriels à des températures inférieures à 400 ºC, pouvant représenter jusqu’à 129 TWh en 2035. La transformation du segment résidentiel, encouragée par l’installation de pompes à chaleur haute efficacité et l’expansion des véhicules électriques, constitue le second axe. Le développement de nouveaux vecteurs de demande, tels que l’hydrogène vert, les centres de données, l’électrification des ports, les usines de dessalement et l’infrastructure de recharge publique, pourrait ajouter plus de 170 TWh d’ici 2035.
L’investissement total estimé au niveau national dans le réseau de distribution en 2030 devrait se situer entre 4,586 et 6,313 milliards d’euros, selon le scénario de croissance de la demande électrique retenu. Dans le scénario le plus conservateur, les besoins d’investissement liés à la croissance de la demande, à la numérisation et au renouvellement des actifs pourraient être compatibles avec l’élargissement des limites établies dans le projet de décret royal publié le 12 septembre.
Le rapport souligne que, si les barrières à l’électrification industrielle sont levées, il serait possible de dépasser les objectifs de réduction des émissions du PNIEC, atteignant des réductions de CO₂ supérieures à 30 %. Les nouveaux vecteurs représenteront plus de 35 % de l’augmentation totale de la demande à l’horizon 2035.










